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REJA

Cette percussion rudimentaire est formé d'un morceau de métal récupéré (souvent d'origine agricole), tenu dans la main gauche, un gros clou, tenu dans la main droite, sert de percuteur. La reja est surtout utilisée lors des carnavals de rue.

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RITMO NUEVO

Le distingué danzón, avec sa flûte et ses violons, avait déjà été sérieusement secoué. Mais Antonio Arcaño, à la tête de ses Maravillas, assoit en 1939 le danzón sur un baril de poudre. Son orchestre, réunissant une brochette des meilleurs musiciens cubains, créé alors le mambo, composé par le violoncelliste Orestes López, qui n'est pas encore du mambo, mais qui en annonce l'arrivée et en allume la mèche.

Ce nouveau rythme, justement baptisé ritmo nuevo, injecte dans le danzón, sur des mélodies de qualité, des éléments symphoniques rallongés d'une bonne dose de jazz vitaminé au swing, qui fait alors fureur aux USA.

C'est aussi dans dans la puissante syncope du vieux son d'Oriente encore lui que le ritmo nuevo plante ses racines, l'accompagnement de Mambo, ou de quelques danzónes du même style ritmo nuevo composés par Israël "Cachao" López et Coralia, Antonio Sánchez,  Félix Reina, Enrique Jorrín, la plupart font partie des Maravillas d'Antonio Arcaño aligne des figures rythmiques coutumières aux joueurs de tres du son.
Les violons sont joués pizzicato, la basse syncope en "tumbao", tandis que les percussions, renforcées par une puissante tumbadora, nouvelle venue dans les orchestres de danzón, soulignent les temps forts, et que le piano accentue la syncope. A cela s'ajoutent les improvisations échevelées de la flûte, influencée par les envolées familières aux jazzmen.
La route est ouverte, le mambo va bientôt entrer en scène.

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RUMBA
En dehors de tout lien avec la religion, les Noirs cubains pauvres des faubourgs portuaires louches de La Havane et de Matanzas créèrent une forme de musique et de danse : La Rumba.
La Rumba raconte les évènements politiques et sociaux de l'époque, elle raconte aussi les trahisons amoureuses et les sentiments patriotiques. La Rumba était un instrument de protestation et de libération contre le régime esclavagiste, ensuite contre le gouvernement républicain qui exploitait les Noirs.
Aujourd'hui, elle valorise les réussites de la Révolution cubaine. Fière de ses origines populaires et spontanées, elle s'exprime avec des percussions, une paire de claves, "cajones", accompagnés de "tumbadoras", "bongos", "chequeres" et "batas".
Fernando Ortiz, historien spécialiste de la présence africaine dans la culture cubaine pense qu'il est possible que la Rumba tire son origine de la Ganga, ethnie de l'Afrique occidentale et qu'elle fut introduite dans les Caraïbes par la traite des Noirs.
On y retrouve aussi des éléments musicaux d'origine Conga, Lukumi et Yoruba (Nigeria).
La Rumba se divise en 3 styles :
le Yambu : la plus lente, la danse des "vieux",
la Columbia : rapide, performance acrobatique réservée aux hommes,Ici le danseur exécute une columbia, suivi par le tambour.
le Guaguanco : met en scène un couple dans lequel l'homme simule explicitement la capture du sexe de la femme qui se défend, c'est une réminiscence de danses africaines de fertilité, c'est la forme la plus populaire à Cuba.

La Rumba est beaucoup pratiquée dans la régions de Matanzas et La Havane.

(Texte d'après Carlos Gonzalez Justo)

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RUMBERO
Musicien, chanteur ou danseur de rumba.

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(www.salsaloca.org - 2000)